Taux De Rafraichissement Ecran PC : Explications

Avoir beaucoup de FPS dans un jeu, c’est bien, mais si le taux de rafraîchissement de l’écran ne suit pas, cela ne sert pas à grand-chose. Aussi appelée « fréquence de rafraîchissement », elle représente l’une des caractéristiques les plus importantes sur un écran PC, surtout pour le gaming. Cependant, trop de points peuvent rester floues, dans ce domaine aussi simple que complexe.

C’est pour cela que nous allons expliquer plus en détails ce qu’est le taux de rafraîchissement, comment il fonctionne, quel est son utilité ou encore les technologies qui tournent autour.

Explications sur le taux de rafraîchissement ?

Qu’est ce que le taux de rafraîchissement ?

Le taux de rafraîchissement est une valeur exprimée en hertz, qui désigne la fréquence à laquelle l’image de l’écran s’actualise.

Le nombre de hertz correspond donc au nombre d’images qui peuvent être affichées par seconde. Plus haute sera la fréquence de l’écran, plus fluide l’affichage sera.

Évidemment, l’intérêt principal d’un écran avec un haut taux de rafraîchissement, c’est d’apporter une source vidéo allant à la même vitesse. De ce fait, l’expérience vidéo repose sur plusieurs points :

  • La puissance de la machine source : Eh oui ! Un affichage avec un plus haut taux de rafraîchissement demande à la machine plus de puissance (c’est quasiment comme demander à quelqu’un de courir soudainement plus vite). Normalement, n’importe quel ordinateur moderne un tant soit peu puissant, peut au moins afficher des fréquences de rafraîchissement supérieures à 60 Hz (le bas standard actuel) sur une utilisation bureautique. En revanche, des domaines sont bien plus demandeurs, avec le jeu vidéo en première place, qui demande bien plus de puissance pour un jeu en 144 Hz (donc 144 FPS) qu’en 60 Hz (60 FPS).
  • Les paramètres de la machine : C’est un point mineur, mais qui a tout de même besoin d’être abordé. Tout dépend de votre système d’exploitation, mais si vous ne faites pas attention, vous pouvez vous retrouver avec les mauvais paramètres d’activés pour votre affichage. Avec, par exemple, un affichage capé à 60 Hz sur un écran de 144 Hz, le tout sans vous en rendre compte. La grande majorité des OS acceptent nativement, des taux de rafraîchissement supérieurs à 60 Hz, mais il peut exister des exceptions, donc faites bien attention à ça!
  • Les ports et câble : Souvent oubliés, mais pourtant si important, car si vos ports ou câble lié entre la machine et l’écran ne sont pas des bonnes versions, vous pouvez risqué d’être capé là aussi ! Chaque type et versions de port / câble peuvent supporter jusqu’à une certain résolution d’affichage, ainsi que jusqu’à une certaine fréquence.
  • Le média affiché : Que cela soit juste le bureau, ses fenêtres anecdotiques, un film ou un jeu, on peut se demander si une plus haute fréquence de rafraîchissement donnera forcément une meilleure fluidité. On peut penser aux films, rarement tournés au dessus de 24 FPS, ou encore des jeux trop gourmands, qui n’arrivent pas à dépasser les 60 FPS. Eh bien, la réponse peut être assez étonnante…

L’utilité d’un haut taux de rafraîchissement

Un haut taux de rafraîchissement est-il vraiment utile ou est-ce juste un confort dispensable ? Tout dépend de vos tâches quotidiennes !

Sans grande surprise, le domaine où la fréquence de rafraîchissement a le plus d’impact, est évidemment dans le jeu vidéo. Certains peuvent penser que l’ajout de fluidité à un jeu ne se ressent plus au dessus de 60 FPS. Et c’est plus ou moins le cas, sans écran allant au-delà de 60 Hz. Mais si vous avez déjà testé des fréquences supérieures, vous savez sûrement qu’à la longue, le confort apporté empêche de revenir en arrière.

Pourtant, hors du confort, les hauts taux de rafraîchissement ont une véritable utilité concernant les performances dans les jeux, surtout à un niveau compétitif. Et ceci, on la doit à la réduction de l’input lag.

Pour faire simple, l’input lag désigne le temps entre le moment où une action va se dérouler et le moment où elle va s’afficher à l’écran. Plus la fréquence sera haute, plus le nombre d’images pouvant être affichées à l’écran sera important et donc moins long sera le délais d’input lag entre deux images.

On parle ici de millisecondes, qui ne sont pas forcément utiles pour le commun des mortels, mais bien plus pour les joueurs esport, surtout dans le milieu des FPS (jeux de tir), où les réflexes s’optimisent sur ces proportions de temps.

De la même manière qu’il est difficile de prévoir une action avec un framerate trop saccadé, il est plus facile d’en prendre conscience au bon moment avec un framerate élevé, bien utilisable par des yeux aiguisés et entraînés.

C’est aussi grâce à tout ce principe, que même des contenus (notamment des jeux) n’atteignant pas la fréquence maximale prévue par l’écran, peuvent tout de même être appréciés plus fluidement. Par exemple, avec un jeu en 60 FPS sur un écran PC en 144 Hz.

Les différentes fréquences de rafraîchissement

  • 60 Hz, le minimum standard : Le 60 Hz est le taux de rafraîchissement le plus commun trouvable aujourd’hui sur les moniteurs PC. Cela est en soit suffisant pour tous les usages, notamment le visionnage de films, de séries, de la bureautique, etc. Et si 60 FPS vous suffit pour les jeux (ou que votre ordinateur vous limite trop), alors cette fréquence peut convenir, mais il vaut mieux viser plus haut pour ce domaine.
  • 75 Hz, un petit plus appréciable : De moins en moins présents, mais qui existent toujours, les écrans PC 75 Hz sont un petit plus appréciables pour les jeux. La différence reste tout de fois minime à ce stade.
  • 144 Hz, le meilleur rapport performances / fluidité : Si vous souhaitez encore mieux vivre l’expérience que vous avez sur vos jeux, les écrans PC 144 Hz sont parfaits pour ça ! Plus le temps passe, plus ils sont accessibles sur le marché, et avec les configs PC d’aujourd’hui, il est possible d’en avoir des assez puissantes pour jouer à beaucoup de jeux à 144 FPS ou un peu en dessous. De plus, n’oubliez pas que même sur des jeux avec un framerate plus bas, vous pouvez ressentir la différence!
  • 240 Hz, pour du gaming à haut niveau : Là, on est sur du très très lourd ! Si pour vous, la fluidité représente le top du top dans le gaming, alors un écran PC 240 Hz est parfait pour vous. Cependant, il faut tout de même savoir que ces moniteurs PC restent toujours assez chers, et qu’au vu de la puissance demandé pour se rapprocher de 240 FPS, il vaut mieux soit avoir une config PC de titan, soit grandement sacrifié la qualité graphique des jeux.

Si vous voulez savoir comment vous pouvez augmenter en quelque minutes vos FPS en jeu et gagner jusqu’à 30% de performances en plus, j’ai justement fait un article détaillé avec 9 astuces pour augmenter les FPS .

Le problème (et les solutions) du tearing

Qu’est ce que le tearing ?

Screen tearing sur Battlefield 4

Le tearing, pour « déchirement de l’image » en français, est un phénomène se produisant dans les jeux, où parfois furtivement, l’affichage a justement l’air d’être déchirée en plusieurs morceaux.

La cause est due à un manque de synchronisation entre la machine, envoyant un signal vidéo au framerate variable, et l’écran prévue à la base pour une fréquence maximale, qui peut se retrouver perdu, en ne sachant pas quand exactement il devra afficher la prochaine image, causant donc le tearing.

Heureusement, il existe des solutions à ce problème de rafraîchissement, persistant depuis maintenant trop longtemps.

Les solutions au screen tearing sont : le Vsync, le G-Sync, et le FreeSync qui sont des technologies qui permette à l’écran de se synchroniser avec la carte graphique afin d’éviter le tearing.

Vsync

Si vous êtes un habitué des jeux PC, la Vsync (pour Vertical Synchronization) doit sûrement vous dire quelque chose. C’est l’option graphique que beaucoup de joueurs ne savent parfois pas vraiment s’ils doivent l’activer ou non.

Son principe est simple : limité le framerate (souvent à 60 FPS) pour le stabiliser, afin qu’il corresponde à la fréquence de l’écran pour ne pas la dépasser, et donc causer du tearing.

Malheureusement, c’est une solution un peu boudée par les joueurs. Et à juste titre, vu qu’en échange de cette stabilité, elle peut prendre pas mal de ressources en plus sur l’ordinateur, et descendre plus facilement en dessous du Saint-Graal qu’est le 60 FPS.

NVIDIA G-Sync

En réponse à la Vsync, les constructeurs de carte graphique ont mis au point leur propre solution pour pallier au mieux au tearing.

À commencer par NVIDIA, qui mit au point la G-Sync. Elle est beaucoup mieux optimisée que la Vsync, étant donné que la synchronisation se fait directement par l’écran.

Cependant, cette technologie demande une carte graphique NVIDIA pour être utilisée, mais surtout, elle est disponible sur assez peu d’écrans, vu que les constructeurs doivent payés une somme en plus à la firme pour pouvoir l’intégrer. Surtout qu’en parallèle, il y a un concurrent plus intéressant.

AMD FreeSync

Comme NVIDIA a produit sa propre solution au tearing, AMD était aussi là avec le FreeSync.

La technologie est plus ou moins similaire à la G-Sync, à la différence que, comme NVIDIA, elle soit avant tout compatible avec les cartes graphiques AMD, mais surtout, qu’elle soit disponible sur une grande partie des écrans PC du marché, pouvant être installée sans frais supplémentaire par les constructeurs.

Cependant, depuis plusieurs années, NVIDIA a lancé son Adaptive Sync, qui rend compatibles ses GPU (à partir de la série des GTX 1000) avec la technologie FreeSync de chez AMD.

Source : https://www.youtube.com/watch?v=jVAFuUAKPMc